Manouba en deuil : La "Route de la Mort" emporte la directrice de la poste d'El-Jadida

Manouba en deuil : La « Route de la Mort » emporte la directrice de la poste d’El-Jadida

Un choc émotionnel à la Manouba Un accident tragique a secoué la délégation d’El-Jadida, dans le gouvernorat de la Manouba, la nuit dernière. Ce drame remet sur le devant de la scène le débat sur la « Route de la Mort », le tronçon reliant El-Jadida à la zone de Saeeda. La victime, directrice du bureau de poste local, a perdu la vie dans une collision frontale, plongeant ses collègues et les habitants de la région dans une profonde tristesse.

Les circonstances du drame L’accident s’est produit aux alentours de 18h30. Selon les premiers éléments, la victime rentrait chez elle à bord de sa voiture personnelle lorsqu’elle a percuté violemment un autre véhicule venant en sens inverse. La violence du choc n’a laissé aucune chance à cette responsable dévouée, qui a succombé à ses blessures sur place avant l’arrivée des secours. Sa dépouille a été transférée à l’hôpital régional pour les formalités d’usage.

Le cri de détresse face à la « Route de la Mort » Pour les habitants de la Manouba, cet accident est la tragédie de trop. Ce chemin est surnommé localement « l’artère de la mort » en raison de sa dangerosité extrême. Manque total d’éclairage public, chaussée déformée, étroitesse de la voie et absence de signalisation : tous les éléments sont réunis pour faire de ce trajet un piège mortel. Malgré de multiples pétitions et appels au secours lancés par la société civile ces dernières années, la situation reste inchangée.

Une perte immense pour la communauté La défunte était une figure respectée et aimée à El-Jadida. Connue pour son professionnalisme exemplaire et son sens de l’accueil au bureau de poste, elle était un modèle de dévouement pour le service public. Les réseaux sociaux ont été submergés de messages de condoléances, témoignant de l’impact positif qu’elle avait sur la vie des citoyens locaux. Sa disparition est une perte douloureuse pour sa famille ainsi que pour tout le corps administratif de la région.

L’urgence d’une intervention étatique Ce nouveau drame a suscité une vague de colère. Les activistes locaux appellent les autorités régionales et centrales à agir immédiatement. L’élargissement de la route, l’installation de radars et l’amélioration de l’éclairage ne sont plus des options, mais des nécessités vitales. Pour les usagers quotidiens, l’inaction des autorités est perçue comme un mépris flagrant pour la vie humaine.

Conclusion : Un dernier signal d’alarme Le décès de la directrice de la poste n’est pas un simple fait divers ; c’est un cri d’alarme sur l’état de nos routes. La responsabilité est partagée entre les comportements routiers et la défaillance des infrastructures. Alors que la région s’apprête à lui rendre un dernier hommage, le souhait de tous est que ce sacrifice soit le dernier et que des travaux de rénovation débutent enfin sur cette route maudite.