La Chambre Criminelle du Tribunal de Première Instance de Tunis a frappé fort en condamnant la chef d’un réseau criminel à un total de 60 ans de prison. Cette sentence fait suite à deux affaires majeures de falsification et d’escroquerie visant à détourner des propriétés foncières appartenant à l’État tunisien.
Un Mode Opératoire Sophistiqué
L’enquête menée par la sous-direction de la lutte contre la criminalité de la Garde Nationale a révélé l’ampleur du réseau. La principale suspecte, occupant auparavant un poste stratégique, ciblait des terrains de très haute valeur appartenant à quatre institutions publiques. Grâce à la falsification de titres de propriété et de documents officiels, elle réussissait à enregistrer ces biens illégalement avant de les revendre à des particuliers.
Aggravation des Peines
Initialement condamnée par contumace à 23 ans de prison, la suspecte a vu sa peine s’alourdir considérablement après son arrestation. Lors de l’opposition au premier jugement, la cour a porté la peine à 30 ans en raison de la gravité des faits. Une seconde affaire liée aux mêmes activités criminelles a abouti à une autre peine de 30 ans, portant le total à six décennies derrière les barreaux.
Quel était le poste de l’accusée ?
Elle occupait une fonction importante qui lui donnait accès à des informations foncières sensibles.
Quels sont les biens visés ?
Des terrains appartenant à 4 entreprises publiques tunisiennes.
Quel est l’impact de ce jugement ?
Il renforce la protection des biens de l’État et dissuade toute tentative de corruption immobilière.






