Après un processus judiciaire s’étendant sur plus de douze ans, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme de la Cour d’appel de Tunis a rendu ses verdicts définitifs dans l’affaire de l’assassinat du martyr Chokri Belaïd. Suite à ces développements, le mouvement Ennahdha a publié un communiqué urgent, affirmant que ces jugements marquent un tournant décisif mettant fin à une longue période de « diabolisation politique » visant le parti et ses dirigeants.
1. L’essence du communiqué : Une proclamation d’innocence Le message central d’Ennahdha souligne que les verdicts d’appel définitifs ont prouvé l’innocence du mouvement et de son président de manière catégorique. Le parti affirme que les attendus du jugement sont exempts de toute condamnation, directe ou indirecte, à l’encontre de l’un de ses membres. Pour Ennahdha, ce résultat est la preuve irréfutable de la fausseté des accusations qui ont lié le mouvement à ce crime pendant une décennie.
2. Signification du timing et pari sur l’indépendance de la justice Le mouvement a également insisté sur le contexte politique entourant ces verdicts :
- Réponse aux accusations d’hégémonie : Ennahdha souligne que ces jugements ont été rendus alors que le parti est hors du pouvoir et fait face à des restrictions. Cela vise à réfuter l’idée d’une « justice sous influence » et à démontrer l’intégrité des magistrats tunisiens malgré les pressions.
- Fin de l’exploitation politique : Le communiqué appelle à « tourner la page » de l’instrumentalisation politique de cette affaire qui a profondément fracturé le paysage tunisien depuis 2013.
En conclusion, Ennahdha appelle toutes les parties à respecter les décisions de justice comme l’arbitre final, espérant que ce moment juridique permettra de recentrer le débat national sur les enjeux socio-économiques plutôt que sur les accusations de violence politique.










